Nicolas Eugène Lomon

10/11/2009

Eugène et les langues

Classé dans : biographie — chrislomon @ 12:24

Eugène était très doué pour l’étude des langues. Il possédait de bonnes notions de latin, parlait et écrivait correctement l’allemand.

Il pouvait à 75 ans ranimer ses connaissances de l’arabe, acquises cinquante ans auparavant et s’entretenir aisément avec le tirailleur algérien, ordonnance de son fils Camille, ébloui par une telle prouesse.

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24/02/2009

Nicolas Eugène Lomon (1850-1931)

Classé dans : biographie, décoration — chrislomon @ 11:25
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Fils d’Antoine et de Catherine Bourg. Né à la Fortelle le 20 septembre 1850.

A eu deux précepteurs particulièrement sévères : l’instituteur d’Illoud et le curé de cette paroisse, l’abbé Dubois.

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Il fit de très bonnes études primaires. Il étudie le latin avec le curé et apprend l’allemand avec le berger de la “Petite Ferme” de la Fortelle.

Puis il travaille avec son père, exploitant forestier (garde-vente) et se prépare ainsi à entrer dans l’Administration des Eaux et Forêts.

Les années de guerre (1870-1875)

Appelé sous les drapeaux, le 20 septembre 1870, incorporé au 50e Régiment d’infanterie de ligne à Langres. Il participe à la défense de cette place-forte et reçoit le baptême du feu au combat de Longeau au sud de Langres.

Il part en Algérie avec son régiment pour combattre une insurrection. Embarqué en Algérie le 4 mai 1871.

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Débarqué à Alger, le 5 mai, avec deux colonnes successives, il parcourt , occupe et “pacifie” [selon l'idéologie française de l'époque, NDLR] le sud-algérien jusqu’à Lagouath et Brezina.

Il apprend à parler l’arabe.

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Rapatrié le 6 novembre 1874, il part en congé libérable le 10 août 1875 avec le grade de sergent qu’il détient depuis le 21/04/1873.

Il est détenteur de la Médaille Coloniale.

La Médaille coloniale est une décoration française créée par la loi de finances du 26 juillet 1893 (article 75) pour récompenser « les services militaires dans les colonies, résultants de la participation à des opérations de guerre, dans une colonie ou un pays de protectorat ».

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Il entre dans l’Administration des Eaux et Fôrets le 16/08/1876 en qualité de garde forestier communal à Autreville sur la Renne.

Il épouse Julie Royer à Goncourt le 6 mai 1879.

Nommé garde domanial le 13 juillet 1888 et installé à la maison forestière du Corgebin près des Brottes et Chaumont (Haute-Marne) situé tout proche du château et de la ferme du même nom.

Séjour bénéfique, sa maison devient la maison de campagne des familles des inspecteurs et conservateurs, ses chefs à Chaumont, et de la famille du Colonel De Bange, passant leurs vacances au château.

Nommé brigadier domanial le 14 mars 1892, en résidence à Fresnoy pour assuer la gestion des fôrets de Morimond et Fresnoy (2 gardes), de Larivière et Serqueux (2 gardes), de Carnot (1 garde) et de Montigny-le-Roi ( 1 garde).

Connaissant admirablement bien son métier et la forêt,  il mena à bien, en dépit de grosses difficultés, la conversion, dans la forêt de Morimond, du taillis sous futaie en splendides et riches futaies.

Atteint par la limite d’âge, il est mis en retraite par arrêté du 12/06/1911 et quitte ses fonctions le 20/06/1911.

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[Télégramme N° 498 du 13 juillet 1911, informant le "Chef de détachement Lomon, brigadier des Forêts Goncourt [qu'il est] convoqué Revue 14 juillet 9 heures matin à Langres pour recevoir décoration Médaille Militaire prière répondre ! ] …

Il s’installe dans la maison qu’il possédaite depuis trois ans à Goncourt où son ménage a connu une vie paisible et heureuse, assombrie seulement par les deux années de la Grande Guerre.

Là sont morts Julie Royer le 10 février 1927 et Eugène le 16 mai 1931, laissant un fils Camille, marié et père de deux enfants, Madeleine et Maurice.

Nicolas Eugène et les langues :

Eugène était très doué pour l’études des langues. Il possédait de bonnes notions de latin, parlait et écrivait correctement l’allemand.

Il pouvait à 75 ans ranimer ses connaissances de l’arabe, acquises cinquante ans auparavant et s’entretenir aisément avec le tirailleur algérien, ordonnance de son fils Camille, ébloui par une telle prouesse.

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Décorations

Classé dans : décoration — chrislomon @ 11:23
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Médaille Coloniale, agrafe « Algérie », le 15/11/1895

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[exemplaire de la Médaille Coloniale, agrafe Algérie, également décernée en 1895] 

Médaille Forestière, le 21/09/1902

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[Médaille ronde en argent, du module de 27 mm, à couronne extérieure en feuilles de chêne. Gravure de Hubert Ponscarme. Sur l'avers : l'effigie de la République ailée entourée de la légende République Française. Sur le revers : la devise "HONNEUR DEVOUEMENT"  entourée de l'inscription "DIRECTION DES FORETS".]

Médaille Militaire, le 14/07/1910

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Médaille Commémorative de la Guerre 1870-1871, le 28/04/1912

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Croix du Combattant, remise par son fils Camille, le 25/12/1930

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